Les grenades se cueillent en automne, de la fin septembre à novembre selon la variété, la région et l'année. Le point décisif est qu'une grenade ne mûrit plus une fois détachée de l'arbre : on la cueille quand elle est prête, ni avant, ni trop tard, car un fruit laissé sous les pluies d'automne risque d'éclater. Elle se coupe au sécateur et se dépose dans un contenant porté près du corps : sa peau épaisse ne la protège pas des chocs.

Quand cueillir les grenades

Le grenadier fleurit au début de l'été et ses fruits demandent plusieurs mois pour mûrir. La récolte se situe donc en automne : elle commence vers la fin septembre pour les variétés et les situations les plus précoces, et se poursuit en octobre et jusqu'en novembre ailleurs. Sous un climat chaud et sec, elle peut s'étaler sur plusieurs semaines, l'arbre ne mûrissant pas tous ses fruits en même temps.

En France, le grenadier est surtout cultivé dans le Sud, en jardin comme en verger. La filière commerciale y reste jeune : la presse professionnelle souligne qu'il s'agit d'une culture exigeante, qui demande de la chaleur pendant toute la fructification et qui craint l'humidité. Retenir une règle simple : c'est le fruit qu'on regarde, pas la date.

Source : Production de grenades : les points à connaître avant de se lancer, Réussir Fruits et Légumes

Une grenade ne mûrit plus après la cueillette

C'est ce qui distingue la grenade de la poire, du kaki ou du coing. Ces fruits se cueillent fermes et finissent de mûrir à l'abri. La grenade, elle, est un fruit dit non climactérique : une fois détachée de l'arbre, elle ne gagne plus de sucre ni d'arôme. Elle peut se conserver, mais elle ne s'améliore pas.

Conséquence directe : une grenade cueillie trop tôt reste acide pour toujours. Il n'existe pas de rattrapage au fruitier, comme on le fait pour un kaki astringent. La décision de cueillir est donc définitive, et elle se prend fruit par fruit, en plusieurs passages si l'arbre mûrit de manière étalée.

GrenadeKaki, poire, coing
Mûrit après la cueillette Non Oui
Moment de la cueillette À maturité, sur l'arbre Fruit ferme, avant maturité complète
Erreur la plus coûteuse Cueillir trop tôt, ou laisser éclater Laisser trop mûrir sur l'arbre
Nombre de passages Souvent plusieurs, fruit par fruit Souvent un ou deux

Les signes de maturité, sur l'arbre

  1. La couleur. La peau a pris sa teinte définitive, rouge à rouge brunâtre selon la variété. Certaines variétés restent assez pâles à maturité : la couleur seule ne suffit pas.
  2. La forme. Le fruit perd son aspect parfaitement rond et lisse ; ses flancs deviennent légèrement anguleux, comme tendus par les grains qu'il contient.
  3. Le poids. Une grenade mûre paraît lourde pour sa taille : ses grains sont gorgés de jus.
  4. Le son. Tapotée du doigt, une grenade mûre rend un son plus sec, presque métallique, que celle qui ne l'est pas encore.
  5. Le fruit test. En cas de doute, on en ouvre une : grains bien colorés et jus sucré, la cueillette peut commencer sur les fruits du même aspect.

Source : Grenade : qu'est-ce que c'est ?, Futura

Le risque d'éclatement : ne pas trop attendre

Attendre « pour être sûr » a un prix. La grenade est sensible à l'éclatement : après une période sèche, sa peau perd de sa souplesse, et quand les pluies d'automne arrivent, le fruit regonfle plus vite que l'écorce ne peut suivre. Il se fend. La presse professionnelle relie aussi une irrigation mal conduite à une plus grande sensibilité des fruits à l'éclatement, et recommande des apports d'eau réguliers, sans à-coups.

Un fruit fendu n'est pas perdu pour la cuisine du jour, mais il ne se conserve plus : il attire les insectes, moisit vite et contamine les fruits voisins dans un contenant. À la récolte, on le cueille à part et on ne le mélange pas avec les fruits sains.

Source : Grenade : les deux leviers pour faire décoller le rendement, Réussir Fruits et Légumes

Le geste : sécateur et gants

La grenade tient à l'arbre par un pédoncule court et dur. Tirée ou tordue, elle arrache souvent un morceau de rameau ou se blesse à la base. Elle se coupe au sécateur, au ras du fruit, sans laisser de queue qui piquerait les autres grenades dans le contenant.

Le grenadier porte souvent des rameaux épineux. Des gants protègent les mains, et le geste demande les deux mains : l'une tient le fruit, l'autre coupe. C'est là que le contenant compte. Un seau tenu à la main en prive le cueilleur ; un seau posé au sol oblige à se baisser à chaque fruit, avec le sécateur en main.

Le contenant d'un fruit lourd

La grenade trompe par son écorce épaisse. On la croit solide et on la laisse tomber dans un seau. Or un choc ou une compression laisse une meurtrissure brune sous la peau, qui apparaît quelques jours plus tard et abrège la conservation. Le bon contenant est porté à hauteur des mains, pour que le fruit coupé y soit déposé, pas lâché.

Porté au ventre, un panier laisse les deux mains libres pour le sécateur et le fruit, et suit le cueilleur autour de l'arbre. Côté format, il faut tenir compte du poids : une grenade pèse bien plus qu'une prune ou une figue, et un panier se charge vite. Un panier de 10 litres convient au jardin et aux fruits les plus fragiles ; un panier de 15 litres, vidé souvent, convient à une cueillette plus longue. Dans les deux cas, un harnais réglé haut et près du corps répartit la charge sur les épaules plutôt que sur la nuque.

K-1 Panier de récolte ventral de 10L K-3 Panier de récolte ventral de 15L K-8 Harnais en coton ajustable

Vous équipez un verger ou une cueillette ?

Dites-nous ce que vous récoltez et avec combien de personnes : nous vous dirons quel panier convient, et où le trouver près de chez vous.

Épines, échelle, stockage : les limites du panier

Le portage ventral ne remplace pas une échelle pour les fruits hauts d'un grand grenadier. Sur un escabeau, le panier se porte serré et jamais plein : un panier lourd déplace le centre de gravité. Il ne protège pas non plus des épines, qui restent l'affaire des gants et des manches longues.

Il ne règle pas davantage la conservation. Une fois rentrées, les grenades se trient — fruits fendus d'un côté, fruits sains de l'autre — et se rangent au frais, sur une seule couche. Le panier sert la cueillette ; la qualité au stockage se décide au moment du tri.

Questions fréquentes

Quand cueillir les grenades ?
En automne, de la fin septembre à novembre selon la variété et la région. On cueille chaque fruit quand il est mûr, souvent en plusieurs passages.
Comment savoir si une grenade est mûre ?
Sa peau a pris sa couleur définitive, ses flancs deviennent un peu anguleux, elle paraît lourde pour sa taille et rend un son plus sec quand on la tapote. En cas de doute, on en ouvre une.
Une grenade continue-t-elle de mûrir après la cueillette ?
Non. La grenade ne gagne plus de sucre une fois cueillie : un fruit cueilli trop tôt restera acide. C'est pourquoi on la cueille à maturité, sur l'arbre.
Pourquoi mes grenades éclatent-elles sur l'arbre ?
Le plus souvent à cause de l'eau : après une période sèche, la peau perd sa souplesse et se fend quand le fruit regonfle avec les pluies d'automne ou un arrosage brutal. Cueillir les fruits mûrs avant une pluie annoncée limite les pertes.
Faut-il couper les grenades au sécateur ?
Oui. Tirée à la main, la grenade abîme le rameau ou se blesse à la base. On coupe au ras du fruit, avec des gants si l'arbre est épineux.
Quel panier pour cueillir les grenades ?
Un panier porté au ventre, de 10 ou 15 litres, avec un harnais : les deux mains restent libres pour le sécateur et le fruit, qui est déposé au lieu d'être lâché. On le vide souvent, la grenade étant lourde.
Où acheter un panier de cueillette LEKANGOUROU ?
Chez nos revendeurs : magasins agricoles, coopératives et jardineries. La page « Où acheter » les liste par région.
À lire aussi Quel équipement de récolte pour chaque fruit