La nèfle commune se cueille en fin d'automne, d'octobre à novembre, souvent après les premières gelées. Elle se récolte encore dure et ne se mange qu'une fois blette, après un passage de quelques semaines dans un endroit frais. Toute la difficulté est là : un fruit robuste à la cueillette, mais qui devient très fragile ensuite. On le cueille donc à la main, on le dépose, et on le range sur une seule couche.
Quand cueillir les nèfles
Le néflier commun est l'un des derniers arbres fruitiers à livrer sa récolte. Ses fruits bruns, coiffés de cinq sépales pointus, restent accrochés aux branches bien après la chute des feuilles des autres arbres. La cueillette se situe en octobre et novembre, selon la région et l'année.
La tradition veut qu'on attende les premières gelées. Le froid commence à attendrir le fruit et marque le début de sa transformation. Ce n'est pas une obligation : sous un climat doux, où le gel tarde, on cueille fin octobre ou en novembre et l'on laisse le blettissement se faire à l'abri. Dans tous les cas, une nèfle tout juste cueillie est dure et âpre : elle n'est pas encore bonne à manger.
Source : Nèfle : qu'est-ce que c'est ?, Futura
Nèfle commune ou nèfle du Japon : deux saisons
Le même mot désigne deux fruits qui n'ont ni la même saison ni le même usage. Les confondre fait chercher une date de cueillette à contretemps de six mois.
| Nèfle commune | Nèfle du Japon (bibasse) | |
|---|---|---|
| Nom botanique | Mespilus germanica | Eriobotrya japonica |
| Aspect du fruit | Rond, peau brune, cinq sépales | Allongé, peau jaune-orangé |
| Cueillette | Octobre-novembre | Printemps, d'avril à juin |
| Se mange | Seulement blette, après stockage | Dès la cueillette |
| Fragilité | Dure à la cueillette, fragile une fois blette | Fragile dès la cueillette |
Ce guide traite de la nèfle commune, celle qu'on cueille en ce moment. La nèfle du Japon, elle, se manipule comme un abricot : peau fine, fruit tendre, cueillette au printemps. Les règles de notre guide des fruits à noyau lui conviennent mieux que celles-ci.
Les repères de cueillette
- La saison. On est en fin d'automne, l'arbre a jauni ou perdu une bonne partie de ses feuilles, et les fruits ont pris leur couleur brune.
- Le froid. Les premières gelées sont passées, ou approchent. Elles ne sont pas indispensables, mais elles annoncent le bon moment.
- La tenue. Le fruit se détache sans arracher le rameau. S'il résiste fortement, on attend encore quelques jours.
- L'état du fruit. On cueille des nèfles entières, sans blessure. Une nèfle fendue ou abîmée se trie à part : elle pourrirait au lieu de blettir.
Après la cueillette : le blettissement
Une fois cueillies, les nèfles doivent blettir : leur chair, dure et chargée de tanins, devient molle, brune et sucrée. Cela se fait à l'abri, dans un endroit frais, sombre et aéré. La méthode traditionnelle consiste à les étaler sur un lit de paille ou de foin, en caisses ventilées. La durée annoncée varie selon les sources, de deux semaines à environ un mois : c'est le toucher qui décide, la chair doit céder sous le doigt.
Ce stockage a une conséquence directe pour la cueillette. Un fruit meurtri au panier ne blettit pas proprement : la blessure brunit, s'infecte et gagne les fruits voisins. Le soin apporté au moment de cueillir se paie donc plusieurs semaines plus tard, à l'ouverture des caisses.
Le geste et le contenant
La nèfle se cueille à la main, sans outil : une main tient la branche ou le bouquet de fruits, l'autre détache la nèfle d'une légère torsion. Le geste est rapide, et il demande deux mains libres. Un seau tenu à la main en prive le cueilleur ; posé au sol, il l'oblige à se baisser à chaque poignée.
Le néflier est un petit arbre, souvent tortueux, dont une grande partie des fruits s'atteint depuis le sol. Un panier porté au ventre reste à hauteur des mains et suit le cueilleur autour de l'arbre. Les nèfles sont petites et légères : un panier de 10 litres suffit largement à une cueillette de jardin ou de haie fruitière, et il limite la hauteur de fruits empilés. Il se porte avec un harnais ou une sangle réglés haut et près du corps.
K-1
Panier de récolte ventral de 10L
K-8
Harnais en coton ajustable
K-7
Sangle ajustable en coton tressé
Vous équipez un verger ou une cueillette ?
Dites-nous ce que vous récoltez et avec combien de personnes : nous vous dirons quel panier convient, et où le trouver près de chez vous.
Au retour, on ne transvase pas les nèfles en vrac d'un contenant à l'autre. On les dépose à la main sur leur lit de paille, en une seule couche, sans qu'elles se touchent trop. Un fruit dur supporte le panier ; il supporte mal d'être versé.
Escabeau, fruits tombés, stockage : les limites
Le portage ventral ne remplace pas un escabeau pour les fruits du haut de l'arbre, et il ne protège pas des rameaux épineux de certains néfliers sauvages : des gants restent utiles. Il ne règle pas non plus le blettissement lui-même, qui dépend du lieu de stockage, de sa température et de son aération.
Pour les fruits tombés, que l'on ramasse au sol, le panier ventral perd une partie de son intérêt : il est pensé pour une cueillette debout. Notre guide du ramassage au sol détaille ce que change une récolte faite courbé.