On récolte les pommes de terre quand le feuillage a jauni et que les fanes se couchent : c'est le signe que les tubercules sont mûrs. On arrache par temps sec, sur un sol ressuyé, à la fourche plutôt qu'à la bêche, puis on laisse sécher la terre à l'air avant de trier. Les pommes de terre primeur se prennent avant maturité complète : elles se mangent vite, elles ne se gardent pas. Pour la conservation, on attend le feuillage entièrement jaune. Un contenant porté contre soi garde les deux mains libres pour le ramassage.
Les repères : lire le feuillage
Les tubercules sont sous terre : c'est la partie aérienne qui renseigne. Quand la plante a terminé son cycle, les feuilles jaunissent puis les fanes s'affaissent et se couchent. Les sources donnent aussi un test de la peau : sur un tubercule mûr, elle ne se décolle plus quand on la frotte du pouce. Plus on veut garder les pommes de terre longtemps, plus il vaut mieux attendre que le feuillage soit entièrement jaune plutôt que de se précipiter.
- Le feuillage. Il jaunit puis se dessèche : la plante a fini de remplir ses tubercules.
- Les fanes. Elles s'affaissent et se couchent sur le sol.
- La peau. On déterre un tubercule d'essai : si la peau reste en place sous le frottement, il est mûr.
- Le sol. On attend un sol ressuyé, idéalement après quelques jours sans pluie : arrachée dans une terre collante, la pomme de terre se blesse plus facilement.
- Le jour. On choisit un jour sec : l'arrachage par temps humide favorise la terre collante, les blessures et les maladies.
Source : Récolte des pommes de terre : quand et comment, Jardiner Malin
Primeurs ou pommes de terre de conservation
Le moment n'est pas le même selon l'usage. Les pommes de terre primeur, ou nouvelles, sont récoltées avant leur pleine maturité : la peau est fine, la chair tendre, et elles ne sont pas faites pour durer. On les arrache à mesure des repas. Les pommes de terre de conservation se récoltent à maturité, quand le feuillage est jaune et sec. Certains conseils vont plus loin pour les variétés destinées à l'hiver : couper les fanes, puis laisser les tubercules quelque temps en terre pour que la peau se fortifie avant l'arrachage. Une récolte trop précoce donne une peau fragile et une conservation médiocre.
Source : Récolter les pommes de terre nouvelles, Futura-Sciences
| Usage | Quand arracher | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Pommes de terre primeur | Avant la pleine maturité, à mesure des besoins | Peau fine, pas de longue conservation : à manger rapidement |
| Pommes de terre de conservation | Feuillage jauni et sec, fanes couchées | Une récolte trop hâtive donne une peau fragile qui se garde mal |
| Variétés d'hiver | Fanes coupées, puis un délai en terre selon certains conseils | Les durées varient selon les sources : se fier à la peau |
| Journée d'arrachage | Temps sec, sol ressuyé | Éviter l'arrachage après la pluie : terre collante, blessures |
Arracher sans blesser
Le geste compte autant que la date. Une pomme de terre entaillée par la fourche ne cicatrise pas assez vite : elle est à manger sans attendre et ne se range pas. Les conseils s'accordent sur la fourche-bêche, plutôt qu'une bêche, qui limite nettement les blessures. On plante la fourche bien verticale, à vingt ou trente centimètres du pied selon les sources, on soulève la motte en faisant levier, puis on avance par petites touches en refouillant la terre à la main.
Sur une petite surface, on arrache pied par pied. Les tubercules se ramassent ensuite sur place : les beaux, entiers, d'un côté ; ceux qui portent un trou de fourche, une blessure, une trace suspecte ou une couleur verte, à l'écart. Ces derniers ne se destinent pas à la conservation.
Ressuyer, trier, ne pas laver
Une fois déterrées, les pommes de terre se laissent ressuyer : on les étale à l'air, à l'ombre selon la plupart des conseils, sur une bâche par exemple, pour que la terre sèche et s'émiette. On les secoue doucement, sans les cogner : une simple chute peut les meurtrir. Les durées de ressuyage varient d'une source à l'autre, de quelques heures à un pré-séchage plus long en local sombre et ventilé.
Source : Bien conserver les pommes de terre, Futura-Sciences
Pour la conservation, les sources recommandent de ne pas laver les tubercules avant de les ranger, de les trier, et de les entreposer dans une pièce sombre, aérée et fraîche. Les températures citées varient, de l'ordre de 5 à 10 °C. On évite les sacs plastiques fermés, où la condensation favorise la pourriture. La lumière fait verdir les tubercules, d'où l'obscurité.
Ramasser : le contenant
Au moment du ramassage, une main fouille la terre, l'autre tient le tubercule : un seau posé au bout de la rangée oblige à se relever à chaque fois, et à marcher avec les tubercules dans les bras. Un contenant porté contre soi règle ce problème. Le seau ventral à sangle de 12 litres suit le jardinier le long de la rangée ; sa paroi lisse ne marque pas les tubercules, que l'on dépose sans les jeter, ce qui compte quand une chute suffit à les meurtrir.
Le panier de 15 litres, plus large, reçoit les tubercules à plat. Le panier multifonction à anses amovibles sert, lui, au transport jusqu'à la cave ou au lieu de ressuyage.
K-9
Seau à vendange et de cueillette de 12L
K-3
Panier de récolte ventral de 15L
K-11
Panier multifonction de 15L
Vous ramassez des pommes de terre cette année ?
Dites-nous ce que vous récoltez et sur quelle surface : nous vous dirons quel contenant convient, et où le trouver près de chez vous.
Les limites du portage
Le seau ventral libère les mains et évite de poser, relever, déplacer un récipient à chaque tubercule. Il ne supprime pas l'effort de l'arrachage : soulever une motte à la fourche, puis ramasser à ras du sol, reste un travail physique, et aucun contenant n'y change rien. Il ne dit pas non plus quand récolter : cela se lit au feuillage et à l'état du sol, pas au matériel.
Sur une grande surface, la récolte est mécanisée et ne passe plus par un panier. Le portage ventral concerne le potager et la petite exploitation, où l'on arrache à la fourche et ramasse à la main. Un contenant ne remplace pas non plus le ressuyage et le tri : un tubercule blessé reste un tubercule blessé, quel que soit le seau.